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Récit de campeur

J’ai 43 ans! Enquêteur à Rimouski, je suis à ma vingtième année de service. Mes temps libres sont de plus en plus occupés par la musique et je cumule de nombreux projets musicaux. L’écriture me passionne depuis quelques années et je tente ma chance comme auteur-compositeur-interprète à l’édition 2019 du Festival le Tremplin de Dégelis. Mes deux «compos» sont bien reçues aux auditions. À mon plus grand bonheur, je suis choisi et je suis lauréat de deux prix, dont une semaine au Camp en Chanson de Petite-Vallée, qui m’est offerte par le Festival en Chanson de Petite-Vallée!

On est début juillet. Je suis au Camp chanson de Petite-Vallée! Dès mon arrivée, je croise des gens souriants, sympathiques, passionnés, et j’ai l’impression que ma face manquera encore de place! Tout est au quart de tour et on mange comme des rois. Au quart de tour et un quart de livre par jour! L’équipe du Festival est toujours aussi motivée et nous accueille comme si nous étions chez-nous! Mes matins débutent avec Marie-Claire Séguin qui me fait bouger, danser, rire et bien sûr chanter. Marie-Claire, c’est un cœur «su» deux pattes et c’est la sœur de Richard Séguin. Mes journées d’écriture passent trop vite avec mon formateur, Marc Chabot. Marc, c’est lui qui a écrit plusieurs «hits» à Séguin. Il est génial et inspirant! Au spectacle de la fin du camp, dans la même salle où j’y ai passé mon audition à 16 ans, je chante sur un texte qui m’est offert par ma nouvelle amie Caroline : Ma mer. (Texte de Caroline Barber en hommage à ma mère qui est partie beaucoup trop vite)

Y’a de la brume, le temps est mort! C’est le matin du départ. Caro me dit : « qu’est-ce que tu veux dire par le temps est mort? Pourquoi t’es parti d’ici, Yvon? » Je lui réponds : « Pa dit ça quand c’est brumeux pi qui vente pas. Ouain, pourquoi chu parti… je le sais ben pas… mais chu pas sûr qu’on part vraiment d’icitte Caro! »

Merci Festival en chanson de Petite-Vallée! Le temps file pour nous tous, les temps changent, mais tu restes le même. Fier, tu résistes. Tu chantes fort, très fort. Je sais, plus fort que la mer… Sache que je te serai toujours très reconnaissant. Cet été, j’ai eu l’impression de revenir à mes 16 ans, de revenir chez-nous!

Un témoignage d’Yvon Lévesque tiré de cet article.